Déclin de la biodiversité : les oiseaux en premier lieu concernés

oiseaux campagne

De nombreuses études le confirment, presque toutes les espèces rares ou communes d’oiseaux sont en recul.

Deux études menées par le CNRS font le constat inquiétant de la disparition de près d’un tiers des oiseaux de campagnes françaises en 17 ans. Sont concernés l’alouette des champs, le passereau, le merle etc.

« Les populations d’oiseaux s’effondrent littéralement dans les plaines céréalières, et cela concerne toutes les espèces, déclare Vincent Bretagnolle, écologue au Centre d’études biologiques de Chizé et directeur de la zone atelier « Plaine et val de Sèvre ». Les perdrix se sont presque éteintes de notre zone d’étude… ».

Les pesticides pointés du doigt

L’utilisation des pesticides participe à la disparition des graines et insectes dont se nourrissent de nombreux oiseaux de campagne. L’agriculture intensive avec l’homogénéisation des cultures et la disparition des espaces boisés réduisent fortement les lieux d’habitat des oiseaux.

culture pesticides
L’utilisation des pesticides responsable de la disparition de nombreuses espèces d’oiseaux dans les campagnes françaises

Le comptage des oiseaux

C’est dans la lignée des anglo-saxons que les scientifiques français ont commencé le comptage des oiseaux dans les années 90. Ces comptages permettent de mesurer le déclin des espèces et d’étayer de nombreuses études. Aujourd’hui le comptage se pratique toujours par des ornithologues bénévoles, généralement au printemps. De nombreuses régions communiquent sur ces évènements pour mobiliser les citoyens sensibilisés à la disparition des oiseaux. Si vous souhaitez vous aussi contribuer vous pouvez retrouver les dates des weekends de comptage des oiseaux dans votre région auprès de la LPO proche de chez vous.

Citoyens et pouvoirs publics

Si la disparition des oiseaux est un fait indiscutable pour les scientifiques, la sensibilisation à cette catastrophe écologique auprès des citoyens et des pouvoirs publics est encore en cours.

L’interdiction des pesticides par les pouvoirs publics est loin d’être actée. Favoriser une agriculture plus perenne et moins destructrice demande un investissement de l’État qui ne semble pas encore être à l’ordre du jour.
Les citoyens quant à eux commencent à remarquer la disparition des oiseaux et insectes dans leurs jardins. On voit en effet de plus en plus de ménage s’équiper de mangeoires et de nichoirs pour favoriser la venue des oiseaux. Espérons que ceci prenne encore plus d’ampleur!

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